curriculum

Clément Postec est conseiller artistique, réalisateur et commissaire d’exposition.

Après un parcours au sein d’institutions artistiques associatives, publiques et de collectivités territoriales, il intègre en 2015 le SPEAP, fondé par Bruno Latour à Sciences Po Paris. Dans ce cadre, il collabore avec les Ateliers Médicis qu’il intègre pour participer à la préfiguration de ce grand projet artistique et culturel. Il met en œuvre les premières résidences artistiques, accompagne la commande photographique nationale  Regards du Grand Paris et développe des programmes en arts visuels, comme l’Autre·expo, séries de commandes à des artistes pour des créations en ligne.

En parallèle, il produit et réalise des films et conçoit des expositions, au croisement du cinéma et de l’art contemporain. Son travail explore des modes narratifs alternatifs lui permettant de traduire des problématiques à la fois territoriales et intimes. Ses films ont été présentés en France (Mac Val, Le Fresnoy, Rencontres Paris-Berlin-Madrid, Collège des Bernardins, Le Mois du Film Documentaire), au Canada, en Bosnie-Herzégovine, en Slovaquie, en Italie, au Japon… En 2016, le Cnap et le G.R.E.C lui commandent Mille autres raisons (collection La Première image) ; le film est sélectionné en compétition internationale au Festival du nouveau cinéma de Montréal. En 2020, Sakina est présenté dans la sélection Panorama du festival Côté Court.

Il développe actuellement Perseverance Valley avec l’artiste et cinéaste Pauline Julier (CPH:DOX Forum project 2021), ainsi qu’un cycle de recherches et de créations artistiques Occupy Mars (lauréat du programme Mondes nouveaux du ministère de la Culture, 2022). Il a co écrit le long métrage franco-américain, Cathedral City, avec Nelson Bourrec Carter – en développement.

Formations

2015 SPEAP, Sciences Po, Paris
2010 Institut d’Etudes Politiques, Strasbourg
2009 Université Sorbonne Nouvelle – études cinématographiques, Paris
2008 University of Kent – film studies, Canterbury (UK)
2006 Hypokhâgne-khâgne, Sèvres

Films

Follow The Water

Hiver 2021. Désert d’Atacama, Chili. Autour d’une des plus grandes mines de lithium du monde, plusieurs protagonistes racontent leur attachement à ce territoire. S’entrechoquent  l’engagement d’une indigène pour les droits de l’eau, les doutes des scientifiques en exploration du désert comme analogue à la planète Mars, la croyance des industriels, les spectres de la colonisation et les récits des nouveaux explorateurs. La quête des traces de la vie dans l’univers creuse celle de l’équipe du film, vertigineuse et absurde. Les voix s’emmêlent et les discours s’enrayent. Le paysage aride et sec du désert se confond bientôt avec celui de la planète rouge et de ses délires raisonnés. Telle une boule de cristal, Mars apparaît comme le début et la fin du temps.

Pauline Julier et Clément Postec, triptyque vidéo, 45′ + 3’12, 2022

Image Benjamin Echazarreta

Son Andrés Polonsky

Première diffusion de la version installation à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, mars-avril 2022

Perseverance Valley

collaboration avec Pauline Julier

[en cours]

avec l’aide à l’écriture du Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle – CNC

Cathedral City

collaboration avec Nelson Bourrec Carter

[en cours]

SAKINA

Une jeune femme, au volant de sa voiture lancée à travers la nuit, parle de ses identités et de ses combats.

Sarah Mallégol et Clément Postec, 35′, 2020

Montage image Ugo Casabianca Montage son et mixage Marc Parazon Étalonnage Sébastien Descoins Graphisme Edouard Bergeret Production En Avant Jeunesse Films

 

Côté cout, sélection Panorama, 2020

Mille autres raisons

Un homme explique les raisons de son asile. Un autre marche à la recherche d’une image.

Clément Postec, 9′, 2016

avec Dano/Ali Images réalisées avec Marie Pecquenard Montage image et son Frédéric-Pierre Saget Son Romain Kronenberg Mixage Mikaël Barre Étalonnage Ishrann Silgidjian Traduction Djamila Chakour, avec l’aide de Too Many Cowboys (Rodolphe Olcèse) Suivi de production Katia Usova (GREC)

 

Commande publique du Centre national des arts plastiques

Produit par le GREC avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée

 

Villa Murin-An et Institut français du Kansai, Kyoto, Japon, 2020

Lago Film Fest, Italia, 2017

Concorto Film Festival, Italia, 2017

Le Fresnoy, Tourcoing, 2017

L’Archipel, Paris, 2017

Compétition internationale courts métrages, Festival du nouveau cinéma, Montréal, Canada, 2016

Côté court, séance spéciale, 2016

Cinémathèque, Grenoble, 2016

Espace en cours, Paris, 2016

Nouvel odéon, Paris, 2016

Loup, Désir et Borderline

Dans les montagnes de l’ouest du Tadjikistan, trois voix  font le récit d’un voyage contrarié.

Clément Postec, 16′, 2013

avec Véronique Albert, Benjamin Lazar, Louise Moaty Montage Léa Colin Musique Romain Kronenberg Étalonnage Ishrann Silgidjian

 

Compétition expérimental-essai, Festival Côté court, Pantin, 2013

Aéroport

Une hôtesse de l’air s’échappe d’une étrange prise d’otages et court à travers le paysage.

 

 

« Aéroport dans A bras le corps / En laissant volontairement inaccessible toute une part de son récit, pour nous donner véritablement les fleurs qui poussent librement de son imaginaire, Clément Postec reconduit le geste cinématographique à un pur élan vital. Le film donne en effet pour seules évidences la course, le souffle haletant, les corps qui s’étreignent, le monde qui nous montre ses véritables dimensions quand des silhouettes le traversent avec hâte. Aéroport semble donner à voir les signes d’une vie en acte pour mieux épaissir le mystère des situations où elle est plongée, et réciproquement, il met en évidence ce que les moments d’égarement dans les bois, en bord de mer ou parmi des ruines ensablées ont d’insondable, quand ils sont traversés par un cœur qui ne doute jamais qu’il doit battre, même si rien ne permet de comprendre pourquoi il est là, entre ciel et terre, ni comment il y est venu. / Rodolphe Olcèse, Aéroport, A bras le corps, 2013 »

 

 

Clément Postec, 36′, 2012

avec Louise Moaty, Julien Allouf, Vincent Marie, Pénélope Laurent Noye Production Roselyne Quéméner, Léa Colin (Hanami Experiences, ETCaetera, FMTP) Assistants à la mise en scène Laetitia Jacquart, Lucas Taillefer Scripte Dorothée Jouan Image Thierry Goron Son Joan Cuq Costumes Charlotte Pecquenard Montage Marie Pecquenard

Avec le soutien de la Région Bretagne et du Conseil général du Finistère

 

Collège des Bernardins, Paris, 2013

Cinéma L’Arvor, Rennes, 2012

Forum des images, Paris, 2012

Monsters in the lagoon

monsterinthelagoon

Une lettre de Venise dans laquelle tout ou presque est hors champ. 

Clément Postec, 8’, 2011

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste

 

Festival La lettre au cinéma, Paris, 2011

Mus e

muse

Rencontre avec Véronique Albert, artiste chorégraphique : danse et cinéma s’amusent. 

Clément Postec, 14′, 2011

avec Véronique Albert Coordination du projet Sandrine Fuchs Image Clément Postec, Lucas Taillefer Montage Marie Pecquenard Son Thibault Lefranc

 

Avec le soutien de la Ville de Strasbourg

 

Hautes Tendances, Strasbourg, 2013

Linescape

linescape

Une ligne-frontière divise la Bosnie-Herzégovine en deux entités autonomes et dépendantes. Nous partons à la recherche de cette ligne mais peu à peu les traces de sa présence viennent troubler l’enquête.

 

« Linescape dans artpress / Au sein même du retrait se loge une promesse balbutiante. Ce double mouvement se retrouve dans nombre de films contemporains explorant le fil d’une frontière (…). Citons les variations plastiques sur la ligne de démarcation qui sépare la République Serbe de la Fédération de Bosnie-Herzégovine dans Linescape (Pauline Delwaulle et Clément Postec, 2010). / Érik Bullot, Au lieu du cinéma, artpress 2, cinémas contemporains, 2011 »

Pauline Delwaulle et Clément Postec, 30′, 2010

Production Léa Colin (ETCaetera, Les Coquillards) Image Léa Colin, Pauline Delwaulle, Arnaud Ledoux, Clément Postec Photographe Lucas Taillefer Création graphique : Coralie Pouget Montage Pauline Delwaulle Son & musique Arnaud Ledoux

 

Avec le soutien de l’Institut français en Bosnie-Herzégovine

 

ENSA, Nantes, 2014

Festival de la côte d’albâtre, Diep, 2012

OKC Abrašević, Mostar, 2012

Kriterion art center, Sarajevo, 2012

Rencontres Internationales, Paris, 2011

Expositions

EMBRASSER - Dans l'oeil du drone

Technologie militaire de surveillance et de frappe à distance, commercialisé pour des usages civils et ludiques (…), le drone est un dispositif de vision déplaçant nos cadres perceptifs, éthiques et cognitifs. (…) son régime optique se caractérise par des points de vue surélevés ou aériens, une caméra mobile, oscillant entre moments de latence et d’accélération, reliant petites et grandes échelles dans un mouvement continu, mais également par des métadonnées parfois visibles à l’écran. Autant de coordonnées spatio-temporelles induisant des conduites et des schémas d’action spécifiques, décentrant et ouvrant l’œil humain à de nouvelles perspectives dans son appréhension du monde et du territoire (…).

 

« Embrasser dans Manifesto XXI / Dans le cadre du festival Métamines, qui explorait récemment les « imaginaires du Grand Paris », les commissaires Sarah Ihler-Meyer et Clément Postec furent conviés à présenter Embrasser – dans l’oeil du drone (…). « Par-delà sa dimension militaire, qui y est spontanément associée,  le drone a permis aux artistes d’explorer de nouvelles modalités du regard. Cette question du régime optique qu’induit l’utilisation du drone est au cœur de notre proposition », explique Sarah Ihler-Meyer. Les cinq vidéos d’artistes présentées (…) sont ainsi autant d’explorations des capacités du drone à produire des images neuves, à « embrasser » les paysages qu’il survole et qu’il nous donne à voir. (…) Par sa capacité à appréhender le monde, dans un même plan, d’une échelle humaine à un œil quasi-cosmique, le drone peut ainsi réconcilier l’homme singulier et le placer dans un territoire, un monde. Embrasser, c’est autant voir que se sentir faire partie d’un par-delà soi, et les commissaires ont fait le choix de traiter la poétique du drone plutôt que son éthique. « Notre démarche consistait en ne pas partir d’un procès d’intention – la plupart des technologies ont d’ailleurs une genèse militaire – mais de venir ressaisir le médium lui-même », souligne Clément Postec. « Il est urgent aujourd’hui pour l’art et les artistes d’interroger ces nouvelles modalités, et d’ainsi réinvestir le drone de cette dimension sensible.  / Samuel Belfond, Art contemporain. Le drone est-il l’avenir de l’œil ?, Manifesto XX1, 2018 »

 

Commissariat Sarah Ihler-Meyer et Clément Postec, 2018

Avec des oeuvres de Nicolas Boone, Vincent Ceraudo, Omer Fast, Capucine Vever, Fabien Giraud et Raphaël Siboni

Avec les soutiens du ministère de la Culture (DICRéAM) et d’Altamétris, dans le cadre de Métamines #2

Production Collectif MU et SNCF Immobilier

Film Exposé. édition 0

NYX

Le Film Exposé est un prototype de manifestation de cinéma et d’art contemporain qui propose de réunir deux lieux – une salle d’exposition et une salle de cinéma – autour d’un film. L’édition 0 – Parcourir, franchir, traverser – a eu lieu les 28, 29 et 30 janvier 2011 à Montreuil.

Production ETCaetera Direction artistique Léa Colin et Clément Postec Artistes invités Mladen Bundalo, Igor Sovilj, Dajan Špiric (Tač.ka)

 

Manifestation parrainée par Florence Hartmann et réalisée avec le soutien de la Commission européenne et de la Ville de Montreuil

Autres projets

L'Ouvroir

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En octobre 2015, une commande est passée au SPEAP pour une enquête sur le rôle du projet de Villa Médicis dans la reconfiguration d’un espace public à Clichy-sous-Bois et Montfermeil.

L’Ouvroir, 24 pages, 2016

Clément Postec, Karine Sahler et Elsa Vivant, choisissent de faire de la tour Utrillo le personnage central de leur enquête sur le projet Médicis à Clichy-sous-Bois et Montfermeil. A travers son histoire, c’est celle du territoire et des politiques publiques qui se donne à lire. Le journal est tiré à 1 000 exemplaires et distribué au gré de la préfiguration du projet. 

 

Avec la collaboration artistique de Lionel Catelan

 

L’Ouvroir

De la rigueur de la géographie

De la rigueur de la géographie

En cet empire, l’Art de la Cartographie fut poussé à une telle Perfection que la Carte d’une seule Province occupait toute une ville et la Carte de l’Empire toute une Province. Avec le temps, ces Cartes Démesurées cessèrent de donner satisfaction (…) 

J.L. Borges / S. Miranda, De la rigueur scientifique

Réalisation In situ, parc national de Kozara, Bosnie-Herzégovine, 2009

avec les équipes de Linescape & Tač.ka

 

Ars Kozara, Prijedor, 2009